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Conseils santé Actualité 2026

Alzheimer : les nouveaux traitements en 2026, et ce qui est accessible en Belgique

Leqembi, Kisunla, prise de sang, Ozempic : ce que valent vraiment ces annonces, pour qui elles sont prévues et ce qu'elles changent pour votre proche.

Mis à jour le 29 septembre 202615 min de lecturePar la rédaction Senior Sérénité

Femme âgée et son fils en consultation chez une neurologue, une IRM du cerveau affichée à l'écran

Depuis deux ans, la maladie d'Alzheimer fait régulièrement la une : nouveaux médicaments, diagnostic par prise de sang, espoirs placés dans l'Ozempic. Pour les familles, ces annonces font naître une question simple : est-ce que cela peut aider mon père, ma mère, mon conjoint ? En juin 2026, la Belgique a pourtant décidé de ne pas rembourser le premier de ces nouveaux médicaments.

Ce guide fait le point sans promesse excessive : ce que ces traitements font réellement, pour qui ils sont prévus, qui en est exclu, pourquoi ils ne sont pas remboursés chez nous, ce qu'apporte la nouvelle prise de sang et ce que prépare la recherche. Pour les symptômes, le diagnostic et la prise en charge au quotidien, consultez notre page générale sur la maladie d'Alzheimer chez la personne âgée.

L'essentiel à retenir

  • Deux nouveaux médicaments, le Leqembi et le Kisunla, ralentissent un peu la maladie à son tout début. Ils ne la guérissent pas et ne font pas revenir la mémoire perdue.
  • Ils ne concernent que les stades précoces, et beaucoup de personnes âgées en sont exclues, notamment celles qui prennent un anticoagulant.
  • Le 5 juin 2026, le ministre de la Santé a confirmé que le Leqembi ne sera pas remboursé en Belgique, jugeant son bénéfice trop faible face à ses risques et à son coût.
  • Une prise de sang peut désormais aider à poser le diagnostic, sur demande d'un neurologue ou d'un gériatre. Elle n'est pas remboursée.
  • L'Ozempic n'a pas ralenti la maladie dans les deux grandes études qui l'ont testé.

Leqembi et Kisunla : ce que font ces nouveaux médicaments

Dans la maladie d'Alzheimer, une protéine appelée bêta-amyloïde s'accumule dans le cerveau et forme des plaques. Le lécanémab (vendu sous le nom de Leqembi) et le donanémab (Kisunla) sont des anticorps qui aident l'organisme à éliminer ces plaques. C'est une approche nouvelle : les médicaments plus anciens agissent sur les symptômes, ceux-ci s'attaquent à l'un des mécanismes de la maladie.

Quel effet réel ?

Ils ne stoppent pas la maladie. Dans l'étude principale du Leqembi, le déclin des capacités cognitives et de l'autonomie a été ralenti de 27 % sur 18 mois par rapport à un placebo, selon Test-Achats. En chiffres bruts, c'est modeste. Sur l'échelle CDR-SB, qui va de 0 à 18 points (plus le score est élevé, plus la personne est atteinte), les patients traités ont perdu 1,22 point en 18 mois, contre 1,76 point sous placebo, selon l'Agence européenne des médicaments. La maladie continue donc d'avancer, un peu moins vite. Pour une famille, cette différence est souvent difficile à percevoir au quotidien.

Pour qui ?

L'Europe a autorisé le Leqembi en avril 2025 et le Kisunla le 25 septembre 2025, avec des conditions strictes. Ils sont réservés aux adultes au tout début de la maladie, au stade du trouble cognitif léger ou de la démence légère. La présence des plaques amyloïdes doit être confirmée par un examen (ponction lombaire ou TEP-scan). Les personnes porteuses de deux copies du gène ApoE4 en sont exclues, car le risque d'effets secondaires graves est plus élevé chez elles (Alzheimer Europe). Un test génétique est donc nécessaire avant de commencer.

Les deux traitements côte à côte

Sources : fiches publiques de l'Agence européenne des médicaments, RTBF, L'Avenir.
Leqembi (lécanémab)Kisunla (donanémab)
Autorisation européenneAvril 202525 septembre 2025
AdministrationPerfusion à l'hôpital toutes les 2 semainesPerfusion à l'hôpital toutes les 4 semaines
DuréeTant que la maladie reste au stade léger, avec un bilan environ tous les 6 mois18 mois au maximum
IRM de surveillanceAvant le début, puis avant les 5e, 7e et 14e perfusionsDans les 6 mois avant le début, puis avant les 2e, 3e, 4e et 7e perfusions
Résultat à 18 moisDéclin de 1,22 point sur l'échelle CDR-SB, contre 1,76 sous placeboDéclin de 11 points sur l'échelle iADRS, contre 13 sous placebo
Remboursement en BelgiqueRefusé (juin 2026)Aucune décision publiée à notre connaissance

Qui ne peut pas recevoir ces traitements

Au-delà du stade de la maladie, l'Agence européenne des médicaments a fixé des contre-indications identiques pour les deux médicaments (fiche Kisunla, fiche Leqembi). Ils ne peuvent pas être donnés :

  • aux personnes qui prennent un anticoagulant (un médicament qui fluidifie le sang), ou qui ont un trouble de la coagulation mal contrôlé ;
  • quand l'IRM de départ montre un saignement cérébral ancien, plus de quatre micro-saignements, une sidérose superficielle (des dépôts liés à d'anciens saignements) ou un œdème ;
  • aux personnes qui ne peuvent pas passer d'IRM, par exemple en raison d'une claustrophobie, d'implants métalliques ou d'un stimulateur cardiaque métallique ;
  • aux personnes porteuses de deux copies du gène ApoE4.

En pratique, ces conditions écartent beaucoup de personnes âgées, en particulier celles qui prennent un anticoagulant, par exemple pour une fibrillation auriculaire. L'accès se fait en outre dans un programme d'accès contrôlé : chaque patient est enregistré dans un registre central avant de commencer, le traitement est lancé par un médecin expérimenté, avec une équipe formée à surveiller les effets secondaires, et le patient reçoit une carte d'alerte.

Les ARIA, ces anomalies que surveille l'IRM. Ces médicaments peuvent provoquer un gonflement (ARIA-E) ou de petits saignements (ARIA-H) dans le cerveau. Avec le Leqembi, les micro-saignements concernent plus d'une personne traitée sur dix, et le gonflement jusqu'à une sur dix ; avec le Kisunla, les deux touchent plus d'une personne sur dix. Le plus souvent, ils ne donnent aucun symptôme, mais ils peuvent être graves. Maux de tête, confusion, troubles de la vue, vertiges, nausées ou difficultés à marcher chez une personne traitée doivent être signalés sans attendre à l'équipe médicale.

Pourquoi la Belgique ne les rembourse pas

Le 19 mai 2026, la Commission de remboursement des médicaments de l'INAMI a rendu un avis défavorable pour le Leqembi. Le 5 juin, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke a confirmé qu'il ne serait pas remboursé. Les raisons avancées : une efficacité clinique limitée, un traitement lourd pour les patients, l'absence de données de sécurité à long terme et un coût élevé, de 25 862 euros par an et par patient pour le seul médicament (L'Avenir). À ce prix s'ajoutent les perfusions à l'hôpital, les IRM de contrôle et les examens préalables.

La décision divise. Plusieurs neurologues belges, dont le Dr Jean-Christophe Bier de l'hôpital Erasme, demandaient un accès encadré pour des patients soigneusement sélectionnés. L'association Alzheimer Belgique s'est dite déçue, tout en reconnaissant la nécessité d'un encadrement médical (RTBF).

Pour le Kisunla, à notre connaissance, aucune décision de remboursement n'a été publiée en Belgique. En France, la Haute Autorité de santé a rendu un avis défavorable à son remboursement le 26 mai 2026 (Fondation Vaincre Alzheimer).

Concrètement, pour votre proche. Si les troubles de la mémoire sont récents et encore légers, parlez-en au médecin traitant et demandez une consultation en neurologie ou en gériatrie. Seul un spécialiste peut dire si votre proche remplirait les conditions et ce qu'un traitement non remboursé impliquerait. Si la maladie est déjà installée depuis plusieurs années, ces nouveaux médicaments ne sont pas prévus pour lui.

La prise de sang pour diagnostiquer Alzheimer

Infirmière posant un pansement au pli du coude d'un homme âgé après une prise de sang, tubes de prélèvement sur la table
La prise de sang mesure la protéine p-tau217, sur demande d'un neurologue ou d'un gériatre.

Jusqu'ici, confirmer une maladie d'Alzheimer demandait souvent une ponction lombaire ou un scanner spécialisé. Depuis 2026, une simple prise de sang, qui mesure une protéine appelée p-tau217, aide au diagnostic dans plusieurs hôpitaux belges, dont les Cliniques universitaires Saint-Luc et le CHU de Liège (L'Avenir).

Quelques points à connaître avant d'en parler au médecin :

  • Elle est demandée par un neurologue ou un gériatre, après des tests de mémoire et une IRM. Ce n'est pas un test de dépistage à faire « pour voir » au moindre oubli.
  • Elle coûte entre 90 et 150 euros selon l'hôpital et n'est pas remboursée par l'INAMI.
  • Le résultat peut confirmer la maladie, l'écarter, ou rester dans une zone intermédiaire, ce qui arrive chez environ un patient sur cinq. Il faut alors d'autres examens.
  • Aucun de ces tests n'a encore le marquage CE européen. Ils ne remplacent pas l'évaluation complète par le spécialiste.

Son intérêt pour les familles est surtout de raccourcir l'attente d'un diagnostic, et d'éviter des examens plus pénibles à une partie des patients.

Les questions à poser au neurologue

Une consultation de la mémoire est souvent dense et chargée d'émotion. Noter ses questions à l'avance aide à ne rien oublier. Voici celles que les familles se posent le plus souvent au sujet des nouveaux traitements :

  1. Mon proche est-il à un stade où ces traitements pourraient être envisagés ?
  2. Faut-il confirmer la présence des plaques amyloïdes, et par quel examen : prise de sang, ponction lombaire ou TEP-scan ?
  3. Un test du gène ApoE4 est-il nécessaire, et que pourrait-il nous apprendre, à nous aussi, ses enfants ?
  4. Ses traitements actuels, en particulier un anticoagulant, posent-ils un problème ?
  5. Combien coûteraient le médicament, les perfusions et les IRM, sans remboursement ?
  6. Où se feraient les perfusions, à quel rythme, et qui l'accompagnerait ?
  7. Existe-t-il une étude clinique à laquelle il pourrait participer ?
  8. Que peut-on améliorer dès maintenant dans son traitement et dans son accompagnement ?

Les médicaments déjà disponibles

Les médicaments plus anciens (donépézil, rivastigmine, galantamine et mémantine) restent prescrits en Belgique. Ils n'agissent pas sur l'évolution de la maladie, mais peuvent atténuer un temps certains symptômes chez une partie des patients, selon le CBIP. Leur remboursement dépend de conditions fixées par l'INAMI : le médecin s'occupe de la demande. Ils ont aussi des effets indésirables, notamment digestifs, et chez une personne qui prend déjà plusieurs traitements, il vaut la peine de refaire régulièrement le point avec le médecin (voir notre page sur la polymédication).

Et l'Ozempic ?

Le sémaglutide, la molécule de l'Ozempic et du Wegovy, a suscité beaucoup d'espoir. Deux grandes études menées sur plus de 3 800 personnes au début de la maladie ont été présentées en novembre 2025 : certains marqueurs biologiques se sont améliorés, mais le médicament n'a pas ralenti la maladie par rapport à un placebo, et le fabricant a interrompu la phase de prolongation prévue (Alzheimer Europe). Rien ne justifie donc, à ce jour, d'en demander pour traiter la maladie d'Alzheimer. Ces études portaient sur des personnes déjà malades : la question de la prévention reste ouverte. Si votre proche a un diabète ou un surpoids, c'est au médecin d'en juger pour ces raisons-là.

Ce que prépare la recherche

D'autres traitements sont à l'étude, mais aucun ne sera disponible à court terme. Il faut compter plusieurs années entre les premiers résultats encourageants et une éventuelle mise sur le marché.

Des anticorps de nouvelle génération

Le laboratoire Roche teste le trontinémab, un anticorps conçu pour franchir plus facilement la barrière qui protège le cerveau. Dans une étude préliminaire, à la dose la plus élevée, 91 % des participants avaient passé sous le seuil de détection des plaques après 28 semaines, et moins de 5 % présentaient un gonflement cérébral de type ARIA-E (Roche, juillet 2025). Ces chiffres portent sur les plaques vues à l'imagerie, pas encore sur la mémoire ou l'autonomie. C'est tout l'enjeu des deux grandes études de phase 3, TRONTIER 1 et 2, aujourd'hui en cours (Roche, juillet 2026).

Traiter avant les premiers symptômes

Plusieurs études testent le lécanémab (étude AHEAD 3-45) et le donanémab (étude TRAILBLAZER-ALZ 3) chez des personnes qui ont déjà des plaques dans le cerveau mais pas encore de troubles de la mémoire. L'idée est d'intervenir plus tôt, quand les dégâts sont encore limités. Pour TRAILBLAZER-ALZ 3, la fin de l'étude est estimée à novembre 2027 (ClinicalTrials.gov).

Des tests sanguins certifiés

Les prises de sang utilisées aujourd'hui en Belgique sont des tests mis au point par les laboratoires hospitaliers eux-mêmes. Leur marquage CE européen est attendu d'ici la fin 2026, ce qui pourrait faciliter leur diffusion.

Ce qui aide, sans médicament

Couple de personnes âgées marchant bras dessus bras dessous dans une forêt de hêtres en automne
Marcher et garder des contacts réguliers font partie des facteurs sur lesquels on peut agir.

C'est moins spectaculaire que les nouveaux traitements, mais c'est accessible à tous. En 2024, la commission d'experts de la revue médicale The Lancet a identifié 14 facteurs de risque de démence sur lesquels on peut agir, parmi lesquels la perte d'audition non corrigée, les troubles de la vue, l'hypertension, le diabète, l'isolement et le manque d'activité physique. Selon elle, près de la moitié des cas de démence pourraient en théorie être évités ou retardés (Alzheimer Europe). Pour une personne déjà malade, un appareil auditif bien réglé, des lunettes adaptées, de la marche et des contacts réguliers facilitent aussi le quotidien.

Les approches non médicamenteuses et les conseils pour les proches sont détaillés sur notre page maladie d'Alzheimer chez la personne âgée. Et si vous accompagnez un proche depuis longtemps, pensez aussi à vous : notre page soutien aux aidants proches présente les relais possibles.

Quand envisager une maison de repos adaptée

Aucun des nouveaux traitements ne change la question qui se pose un jour à beaucoup de familles : jusqu'où le maintien à domicile reste-t-il sûr ? Oublis répétés du traitement, départs de la maison (voir notre guide sur l'errance et la fugue), nuits agitées ou aidant épuisé sont des signaux à prendre au sérieux. Certaines maisons de repos disposent d'une unité protégée pensée pour les personnes atteintes de démence.

Si vous souhaitez être accompagné

Chercher une maison de repos pour un proche atteint d'Alzheimer est rarement simple, et souvent décidé dans la fatigue. Si le moment est venu d'y réfléchir, décrivez-nous la situation en quelques étapes : un conseiller vous rappelle pour l'écouter, puis vous propose des établissements adaptés dans votre région, avec ou sans unité protégée.

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Ressources utiles

Ces informations ne remplacent pas l'avis du médecin, seul à même de juger d'un traitement pour votre proche.

Questions fréquentes

Le Leqembi est-il remboursé en Belgique ?

Non. Après un avis défavorable de la Commission de remboursement des médicaments de l'INAMI le 19 mai 2026, le ministre de la Santé a confirmé le 5 juin 2026 que le Leqembi ne serait pas remboursé. Les raisons invoquées sont une efficacité clinique limitée, un traitement lourd, l'absence de recul sur la sécurité à long terme et un coût de 25 862 euros par an et par patient.

Les nouveaux traitements peuvent-ils guérir la maladie d'Alzheimer ?

Non. Le Leqembi et le Kisunla ralentissent un peu l'évolution de la maladie à son tout début, sans l'arrêter ni faire revenir la mémoire perdue. Dans l'étude principale du Leqembi, le déclin a été ralenti de 27 % sur 18 mois par rapport à un placebo.

Mon proche vit en maison de repos avec la maladie d'Alzheimer : peut-il recevoir ces traitements ?

En général non. Ces médicaments sont réservés au stade du trouble cognitif léger ou de la démence légère, avec des plaques amyloïdes confirmées par un examen. Une personne dont la démence est modérée ou avancée n'est pas concernée. Le médecin peut en revanche revoir ses traitements actuels et son accompagnement.

Pourquoi une personne sous anticoagulant ne peut-elle pas recevoir le Leqembi ou le Kisunla ?

Ces médicaments peuvent provoquer de petits saignements dans le cerveau. L'Agence européenne des médicaments interdit donc de les donner aux personnes qui prennent un anticoagulant ou dont la coagulation est mal contrôlée, pour limiter le risque de saignement grave. En pratique, cela écarte beaucoup de personnes âgées.

Qu'est-ce que les ARIA ?

Ce sont des anomalies visibles à l'IRM chez des personnes traitées par Leqembi ou Kisunla : un gonflement (ARIA-E) ou de petits saignements (ARIA-H) dans le cerveau. Elles ne donnent souvent aucun symptôme, mais peuvent être graves. C'est pourquoi des IRM de contrôle sont prévues pendant le traitement.

Peut-on diagnostiquer Alzheimer par une prise de sang en Belgique ?

Une prise de sang peut aider au diagnostic dans plusieurs hôpitaux, sur demande d'un neurologue ou d'un gériatre, après des tests de mémoire et une IRM. Le test mesure la protéine p-tau217, coûte entre 90 et 150 euros et n'est pas remboursé. Environ un résultat sur cinq tombe dans une zone intermédiaire qui demande d'autres examens, et le test ne remplace pas l'évaluation complète par le spécialiste.

L'Ozempic peut-il ralentir la maladie d'Alzheimer ?

Rien ne le montre à ce jour. Deux grandes études sur le sémaglutide, la molécule de l'Ozempic, menées chez plus de 3 800 personnes au début de la maladie d'Alzheimer, n'ont pas montré de ralentissement de la maladie par rapport à un placebo. Les résultats ont été présentés en novembre 2025. Ces études portaient sur des personnes déjà malades, pas sur la prévention.

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