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Syndrome de glissement chez la personne âgée : repérage précoce, prise en charge et choix de la maison de repos

Homme âgé pensif assis près d’une baie vitrée en maison de repos, illustrant un syndrome de glissement
Homme âgé replié sur lui-même face au jardin de la maison de repos, image évoquant un syndrome de glissement après un choc ou une perte.

Le syndrome de glissement apparaît le plus souvent après un choc : hospitalisation, deuil, chute, entrée en maison de repos, annonce de maladie grave… La personne âgée cesse progressivement de lutter : perte d’élan vital, refus de s’alimenter, repli, abandon des soins. C’est une urgence gériatrique qui nécessite une prise en charge rapide et coordonnée.

Besoin d’un avis rapide pour un possible syndrome de glissement ?

Nous vous aidons à identifier des établissements habitués à ce type de situation : suivi médical rapproché, équipe formée, présence psychologique, accompagnement des proches et prévention de la dénutrition.

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Urgence : refus de s’alimenter ou de boire, arrêt brutal des traitements, mutisme, propos de renoncement (“je veux partir”, “laissez-moi tranquille”) → contactez rapidement le médecin traitant ou le 112 en cas de doute vital.

Qu’est-ce que le syndrome de glissement ?

Il s’agit d’un état de décompensation globale chez la personne âgée, souvent après un événement déclencheur : l’élan vital s’effondre, la personne se laisse aller, réduit ses interactions et ses apports alimentaires, jusqu’à mettre en jeu le pronostic vital.

Ce n’est pas une simple “tristesse” ni uniquement une dépression : le syndrome de glissement associe repli massif, refus de soins, perte d’autonomie et, parfois, un refus de vivre qui doit être pris au sérieux.

Signes d’alerte à repérer

  • Perte d’intérêt brutale pour tout : repas, visites, télévision, loisirs
  • Refus de s’alimenter ou de boire, diminution nette des quantités prises
  • Refus des soins, de la toilette, des médicaments
  • Position en retrait : reste au lit ou dans un fauteuil, rideaux tirés, regard vide
  • Propos de renoncement : “ça ne sert plus à rien”, “laissez-moi tranquille”
  • Perte de poids rapide, aggravation des maladies déjà présentes

Facteurs déclenchants fréquents

  • Deuil d’un conjoint, d’un enfant ou d’un proche
  • Hospitalisation lourde (réanimation, fracture du col du fémur, AVC…)
  • Entrée en maison de repos vécue comme une rupture ou un abandon
  • Annonce de diagnostic grave (cancer, démence, insuffisance terminale)
  • Isolement social, perte de repères, déménagement non préparé

Prise en charge : urgence gériatrique globale

Évaluation médicale et psychologique

  • Bilan clinique complet : déshydratation, infections, douleur, escarres, dénutrition
  • Recherche de dépression, d’état confusionnel, de douleur non exprimée
  • Analyse des traitements (iatrogénie, sédatifs, interactions)

Réponses concrètes en établissement ou à domicile

  • Réhydratation, enrichissement nutritionnel, prévention des escarres
  • Présence renforcée : visites régulières, temps de parole, écoute sans banaliser
  • Mobilisation douce, sortir de la chambre, accès au jardin, lumière naturelle
  • Implication des proches dans le projet de soins et les décisions

Rôle de la maison de repos dans le syndrome de glissement

  • Équipe soignante formée au repérage précoce du repli et des refus
  • Projet de soins individualisé : objectifs simples, rituels rassurants, repères visuels
  • Participation aux décisions (soins, alimentation, activités) pour redonner du contrôle
  • Coordination médecin traitant – gériatre – psychologue – famille
  • Accès à des activités qui ont du sens : jardinage, musique, photos de famille, culte

Conseils pratiques pour les proches

  • Prendre au sérieux tout changement rapide de comportement ou de participation
  • Venir régulièrement, même pour de courtes visites, et maintenir des repères (photos, objets familiers)
  • Proposer plutôt qu’imposer, valoriser chaque petite participation (“merci d’avoir goûté”, “c’est bien d’être sorti du lit”)
  • Parler avec l’équipe soignante des inquiétudes et demander une évaluation gériatrique
  • Se préserver soi-même : demander de l’aide, accepter le relais de la maison de repos

FAQ – Syndrome de glissement

Le syndrome de glissement est-il réversible ?

Oui, s’il est pris en charge tôt : réhydratation, soutien intensif, ajustement des traitements et accompagnement psychologique permettent souvent une amélioration nette. Plus on agit tôt, meilleur est le pronostic.

Quelle différence avec une dépression classique ?

La dépression se traduit par une tristesse profonde mais pas toujours par un refus massif de s’alimenter ou de recevoir les soins. Dans le syndrome de glissement, le retrait et le renoncement global sont au premier plan, avec un risque vital rapide en l’absence de prise en charge.

Faut-il hospitaliser systématiquement ?

Pas toujours. Cela dépend de l’état général, de l’hydratation, des comorbidités et des ressources de la maison de repos ou du domicile. Le médecin évalue au cas par cas. L’important est d’assurer une surveillance rapprochée et des soins intensifs.

Sources et références

  • Guides gériatriques hospitaliers (France & Belgique) – prise en charge du syndrome de glissement
  • SPF Santé Publique – Vieillissement, santé mentale & fragilité
  • Recommandations gériatriques européennes sur la dénutrition, la dépression et la perte d’autonomie
Conseiller Senior Sérénité

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