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Prévention des escarres (ulcères de pression) chez la personne âgée : gestes essentiels et accompagnement

Prévention des escarres chez la personne âgée : soins de la peau, mobilisation et matériel adapté.
Changements de position réguliers, matelas à air, hydratation cutanée et suivi infirmier rapproché.

Les escarres (ou ulcères de pression) sont des plaies cutanées qui surviennent lorsqu’une zone du corps reste comprimée trop longtemps. Elles sont source de douleur, d’infection, de perte d’autonomie et d’hospitalisations répétées. Une prévention structurée – mobilisation régulière, soins de la peau, nutrition adaptée et surveillance quotidienne – permet d’éviter la majorité des cas.

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Selon la situation, il peut aussi être utile d’évaluer si le maintien à domicile, une résidence-services ou une maison de repos reste le cadre le plus sûr, surtout en cas d’immobilité prolongée, de dénutrition, d’incontinence ou de dépendance importante.

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À retenir : une escarre débute souvent par une simple rougeur persistante sur une zone d’appui. Agir dès ce stade permet d’éviter la majorité des plaies profondes.

Zones à risque et signes d’alerte

  • Talons, sacrum, fesses, omoplates, malléoles, occiput, hanches, genoux.
  • Rougeur persistante ne disparaissant pas à la pression digitale.
  • Peau chaude, dure ou douloureuse au toucher, sensation de picotement.
  • Peau brillante, violacée ou présence d’une ampoule.
  • Suintement, croûte, odeur ou cavité : signes de stade avancé nécessitant une prise en charge urgente.

Le point critique est la précocité du repérage. Une escarre n’apparaît pas d’emblée comme une plaie profonde : elle commence souvent par un signal discret, facilement négligé si la surveillance cutanée est irrégulière.

Facteurs favorisants

  • Immobilité prolongée au lit, au fauteuil roulant ou grabatisation.
  • Dénutrition, déshydratation, carence en protéines ou en micronutriments.
  • Incontinence urinaire ou fécale entraînant une macération cutanée.
  • Pathologies neurologiques ou vasculaires limitant la mobilité ou la sensibilité.
  • Frottement ou cisaillement lors de transferts mal effectués ou de glissements dans le lit ou le fauteuil.
  • Matériel inadapté : matelas trop dur, absence de coussin, plis de literie, vêtements irritants.

Les facteurs se cumulent souvent. Une personne âgée alitée, dénutrie, insuffisamment hydratée ou incontinente ne présente pas un simple “risque de peau fragile”, mais une vulnérabilité globale qui impose une vraie stratégie préventive.

Il est donc utile de croiser cette fiche avec celles consacrées à la dénutrition et la déshydratation, à l’incontinence, au syndrome de glissement et aux douleurs chroniques.

Prévention : gestes clés et matériel adapté

1. Mobilisation régulière

  • Changer de position toutes les 2 à 3 heures en journée, selon tolérance et prescriptions.
  • Utiliser un matelas à air alterné, un matelas mousse haute densité ou un coussin anti-escarres adapté au poids et au niveau de risque.
  • Éviter de masser une zone rouge.
  • Limiter le glissement au lit ou au fauteuil : aide technique, draps de glisse, bonne inclinaison du dossier.
  • Éviter tout objet oublié sous le corps.

2. Soins de la peau

  • Toilette douce, sans frottement, séchage minutieux par tamponnement.
  • Application de crèmes hydratantes et protectrices selon protocole.
  • Surveillance quotidienne des zones osseuses à chaque toilette et change.
  • Prévention de la macération liée à l’incontinence : protection cutanée, changes fréquents, matériel adapté.

3. Nutrition et hydratation

  • Apport suffisant en protéines.
  • Suppléments nutritionnels si perte de poids ou appétit diminué.
  • Hydratation régulière, sauf contre-indication médicale.

Sans correction de la dénutrition ou de la déshydratation, la prévention reste incomplète. La peau et les tissus ne cicatrisent pas correctement si l’état général continue à se dégrader.

Organisation quotidienne

  • Planifier les changements de position, avec rappel visible si nécessaire.
  • Former aidants et soignants aux gestes de transfert sans cisaillement.
  • Maintenir une literie propre, tendue et sèche ; vérifier régulièrement les protections et draps.
  • Surveiller l’état de la peau matin et soir, surtout sur les zones d’appui.
  • Favoriser la participation de la personne quand elle le peut.

La prévention fonctionne mieux quand elle est ritualisée. Une bonne organisation quotidienne évite les oublis, réduit les gestes improvisés et rend la surveillance plus fiable.

En maison de repos : protocoles de prévention

  • Dépistage du risque à l’entrée avec score de Braden, Norton ou équivalent.
  • Surveillance quotidienne des points d’appui, avec traçabilité dans le dossier de soins.
  • Utilisation de matériel préventif adapté dès qu’un risque est identifié.
  • Protocoles écrits de prise en charge et de réévaluation en cas de rougeur ou de plaie.
  • Réévaluation régulière par l’infirmier ou l’équipe plaies et cicatrisation.

Pour les familles, il est utile de ne pas regarder seulement l’hébergement général, mais la capacité réelle de l’établissement à prévenir immobilité, macération, dénutrition et aggravation cutanée. Les pages trouver une maison de repos en Belgique, comment choisir une maison de repos en Belgique et le guide des maisons de repos en Belgique 2026 peuvent aider à comparer les solutions.

Conseils aux proches

  • Observer régulièrement les zones de contact.
  • Encourager les mouvements même minimes.
  • Signaler toute rougeur persistante, douleur ou ampoule à l’infirmier ou au médecin.
  • Vérifier que le matelas ou le coussin anti-escarres est bien en place et correctement réglé.
  • Valoriser l’hydratation et une alimentation suffisamment riche en protéines et calories.

Les proches ont souvent un rôle décisif, car ils remarquent les petits changements avant qu’ils ne deviennent évidents : perte d’appétit, immobilité accrue, douleur au change, refus de bouger ou fatigue inhabituelle.

Quand l’état général devient trop lourd à gérer à domicile, les pages mon proche ne peut plus vivre seul, les signes qu’une personne âgée ne peut plus vivre seule, maison de repos ou maintien à domicile : comment décider et quand envisager une maison de repos peuvent aider à objectiver la décision.

FAQ – Prévention des escarres

Comment reconnaître une escarre débutante ?

Une escarre débutante se manifeste souvent par une rougeur qui ne disparaît pas à la pression, parfois chaude, dure ou douloureuse. Il faut décharger immédiatement la zone d’appui et prévenir l’équipe soignante.

Que faire si une escarre est déjà apparue ?

Ne pas appliquer de pommade ou de remède maison sans avis médical. Prévenir l’infirmier ou le médecin pour une prise en charge adaptée : pansement spécifique, décharge de la zone, traitement de la douleur et correction des facteurs favorisants.

Peut-on guérir complètement d’une escarre ?

Oui, surtout si elle est prise en charge tôt, avec soins locaux adaptés, alimentation riche en protéines et suppression de la pression sur la zone concernée. Les escarres profondes sont plus longues à guérir et la prévention des récidives reste indispensable.

Sources officielles

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