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Maladie de Parkinson chez la personne âgée : symptômes, évolution et accompagnement

Maisons de repos en Belgique : prise en charge Parkinson avec kinésithérapie et respect strict des horaires de médication.
Kiné quotidienne, protocoles horaires et prévention des chutes.

La maladie de Parkinson est un trouble neurologique chronique, lentement progressif, qui affecte le mouvement, l’équilibre, la posture et parfois le comportement ou l’humeur. Chez la personne âgée, elle exige une prise en charge quotidienne très précise, centrée sur la médication, la rééducation, la prévention des chutes et le maintien de l’autonomie.

En Belgique, la maladie de Parkinson est une cause fréquente d’entrée en maison de repos ou en maison de repos et de soins (MRS), notamment lorsque la marche devient instable ou que les horaires de L-Dopa sont difficiles à respecter à domicile. Cette fiche s’adresse aux familles et aux aidants qui cherchent des repères pour comprendre la maladie et choisir entre maintien à domicile, maison de repos adaptée à Parkinson ou MRS.

Via Senior Sérénité, nous accompagnons les familles dans toute la Belgique (Bruxelles, Wallonie, Flandre) pour trouver des maisons de repos spécialisées Parkinson, avec kinésithérapie, équipe formée et respect strict des horaires de médication.

Besoin d’aide pour trouver une maison adaptée à Parkinson ?

Nos conseillers identifient pour vous 2–3 maisons de repos ou MRS adaptées à la maladie de Parkinson : respect strict des horaires de L-Dopa, kiné quotidienne, prévention des chutes et accompagnement individualisé. Le service est gratuit pour les familles.

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Nous tenons compte du degré d’autonomie, des risques de chute, des troubles associés (hypotension, déglutition, troubles cognitifs) et de la région souhaitée pour vous proposer des solutions réalistes.

Important : ces informations complètent mais ne remplacent pas l’avis médical. En cas de chute grave, de troubles respiratoires ou de modification brutale de l’état général, contactez immédiatement le médecin ou le 112.

Symptômes typiques et premiers signes

  • Tremblements au repos (souvent unilatéraux au début, main ou bras).
  • Rigidité musculaire et lenteur des mouvements (bradykinésie).
  • Marche à petits pas, difficulté à enclencher le mouvement (freezing), instabilité posturale.
  • Voix monotone, écriture fine et hésitante (micrographie), mimique appauvrie.
  • Fatigue importante, troubles du sommeil, douleurs, perte d’expression faciale.
  • Constipation, troubles urinaires, anxiété, dépression ou repli social.

Au début, certains signes peuvent être attribués au « vieillissement normal » : lenteur, fatigue, troubles du sommeil. Ce qui doit alerter, c’est l’association de plusieurs symptômes typiques (tremblement au repos, lenteur, rigidité) et l’impact sur les activités quotidiennes : se lever d’une chaise, marcher, s’habiller, écrire, manger.

Origine et évolution de la maladie

La maladie de Parkinson résulte d’une dégénérescence progressive des neurones dopaminergiques situés dans la substance noire du cerveau. La baisse de dopamine perturbe la coordination des mouvements et explique la lenteur et la rigidité caractéristiques de la maladie.

L’évolution est lente, sur plusieurs années, avec des périodes relativement stables et, à terme, l’apparition de fluctuations motrices : alternance de phases « on » (mobilité correcte) et de phases « off » (blocages, lenteur marquée) souvent liées au timing de la médication.

Chez la personne âgée, il faut surveiller particulièrement :

  • Les chutes (instabilité, hypotension orthostatique).
  • Les troubles cognitifs ou hallucinatoires, parfois liés aux médicaments.
  • Les troubles de la déglutition (fausses routes, risque de pneumonie).
  • La perte de poids ou la dénutrition.

Prise en charge médicale et non médicamenteuse

Traitement médicamenteux

  • L-Dopa (levodopa) à heures fixes : pilier du traitement, à respecter très strictement.
  • Agonistes dopaminergiques et inhibiteurs de la MAO-B selon la tolérance, l’âge et les effets secondaires.
  • Réévaluation régulière du schéma posologique pour limiter les fluctuations « on/off » et les dyskinésies.
  • Surveillance des effets indésirables : somnolence, hallucinations, hypotension, troubles impulsifs.

Le respect des horaires de médication est crucial : un retard répété dans la prise de L-Dopa peut entraîner des blocages importants, des chutes et une perte d’autonomie. C’est l’un des points forts des maisons de repos spécialisées Parkinson ou MRS, où des protocoles horaires stricts sont mis en place.

Approches non médicamenteuses

  • Kiné quotidienne : mobilité, équilibre, coordination, travail sur la marche et les transferts.
  • Ergothérapie : adaptation du logement, aides techniques (barres d’appui, fauteuils adaptés, rehausseurs).
  • Orthophonie : travail sur la voix, l’articulation, la déglutition pour limiter les fausses routes.
  • Nutrition adaptée : répartition des protéines dans la journée pour ne pas interférer avec la L-Dopa.
  • Activités physiques douces : marche, danse adaptée, tai-chi, gymnastique, prévention des chutes.

En maison de repos ou en MRS, ces interventions sont souvent intégrées dans un programme Parkinson : séance de kiné plusieurs fois par semaine, suivi diététique, surveillance des troubles de la déglutition et coordination étroite avec le neurologue et le médecin traitant.

Vivre avec la maladie de Parkinson

  • Structurer la journée, prévoir des temps de repos et éviter les changements brusques d’organisation.
  • Adapter les activités aux phases « on » (mobilité meilleure) pour limiter la frustration et l’échec.
  • Favoriser les activités motrices et cognitives douces (danse, chant, jardinage, jeux de société).
  • Adapter l’habitat : suppression des obstacles, éclairage homogène, chaise stable, lits à hauteur correcte.
  • Encourager la participation sociale pour prévenir l’isolement et la dépression.

Avec un bon ajustement du traitement, une adaptation du logement et un réseau d’aides à domicile, il est souvent possible de maintenir la personne à domicile pendant plusieurs années. Lorsque les chutes se répètent, que la dépendance devient importante ou que les aidants sont épuisés, l’option d’une MRS spécialisée Parkinson doit être envisagée sans culpabilité.

Prévention des complications et adaptation en maison de repos

  • Respect rigoureux des horaires de médication (horloge, planning visible, protocoles écrits pour l’équipe).
  • Aménagements ergonomiques pour prévenir les chutes : barres, sièges de douche, éclairage nuit, sols non glissants.
  • Évaluation régulière de la marche, de la posture et de la force musculaire (kiné, gériatre, neurologue).
  • Personnel sensibilisé à la communication avec les personnes parkinsoniennes et aux fluctuations « on/off ».
  • Surveillance de la déglutition, du poids, de l’hydratation et des troubles cognitifs.

Dans une maison de repos adaptée à Parkinson, ces éléments sont intégrés au projet de soins individualisé. L’objectif est de réduire les hospitalisations (chutes, infections respiratoires) et de maintenir la personne âgée active et sécurisée le plus longtemps possible.

Conseils aux proches et aidants

  • Apprendre à reconnaître les phases « on/off » et adapter les activités et les déplacements à ces moments.
  • Respecter les temps de repos, éviter la précipitation et les injonctions contradictoires.
  • Encourager sans infantiliser, valoriser chaque réussite, même modeste.
  • Organiser l’aide : kiné, aide familiale, infirmier·ère à domicile, accueil de jour, séjours de répit.
  • Rechercher un accompagnement psychologique ou des groupes de parole pour les aidants.
  • Ne pas attendre l’épuisement complet pour envisager une maison de repos ou une MRS.

Être proche aidant d’une personne atteinte de Parkinson est un engagement intense, parfois épuisant. Se faire accompagner dans le choix d’une structure et dans la compréhension de la maladie permet de partager la charge mentale et de prendre des décisions plus sereinement.

FAQ – Questions fréquentes

Quels sont les premiers signes de Parkinson ?

Les premiers signes sont souvent une lenteur dans les gestes, une raideur musculaire, un tremblement au repos d’un seul côté du corps, et une écriture plus petite. Un diagnostic précoce permet d’ajuster la prise en charge et d’organiser la vie quotidienne.

Peut-on ralentir l’évolution de la maladie ?

Oui, une stimulation physique et cognitive quotidienne, combinée à un traitement bien ajusté, ralentit la perte d’autonomie et améliore la qualité de vie. L’activité physique régulière, la kiné, une médication bien prise et une bonne nutrition sont des piliers importants.

Quand envisager une maison de repos ou une MRS ?

Lorsqu’apparaissent des chutes répétées, des troubles de la déglutition, une grande dépendance pour les gestes du quotidien ou un épuisement majeur des aidants, une MRS spécialisée Parkinson permet un suivi 24 h/24, avec rééducation continue et gestion stricte de la médication.

Peut-on garder une personne atteinte de Parkinson à domicile ?

Oui, tant que la sécurité est assurée et que le réseau d’aides (famille, professionnels) est suffisant. L’objectif est de maintenir la personne à domicile dans de bonnes conditions, avec le soutien de la kiné, des aides familiales, des infirmier·ères et, si besoin, de l’accueil de jour. Lorsque cela ne suffit plus, la maison de repos ou la MRS devient une solution adaptée.

Combien coûte une maison de repos spécialisée Parkinson en Belgique ?

Le coût varie selon la région, le type de chambre, le niveau de soins et la présence de kiné intégrée. En général, une prise en charge Parkinson bien structurée a un prix journalier plus élevé, mais certaines aides financières et interventions de la mutuelle peuvent alléger la facture. Il est important de comparer les établissements et de analyser ce qui est compris dans le prix.

Quelle différence entre Parkinson et le tremblement essentiel ?

Le tremblement essentiel apparaît surtout à l’action (quand on tient un objet ou qu’on écrit), alors que le tremblement parkinsonien est surtout présent au repos, souvent d’un seul côté au début. D’autres signes (lenteur, rigidité, posture) orientent vers Parkinson. Seul un avis médical permet de trancher.

Sources officielles

Conseiller Senior Sérénité

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