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Arnaques aux personnes âgées : faux enfant sur WhatsApp, faux livreur, faux banquier

« Coucou maman, j'ai changé de numéro. » En Belgique, les escrocs ont soutiré 93 millions d'euros par phishing en 2025, selon Febelfin, contre 49 millions en 2024. Voici comment reconnaître les trois arnaques les plus courantes, en parler avec votre parent et réagir si l'argent est déjà parti.

Publié le 11 octobre 202614 min de lecturePar la rédaction Senior Sérénité

Mains d'une femme âgée tenant un smartphone au-dessus d'une table de cuisine, à côté d'une tasse de café et de lunettes de lecture

Un mardi matin, un message arrive d'un numéro inconnu : « Coucou maman, c'est moi, j'ai fait tomber mon téléphone dans l'eau, voici mon nouveau numéro. » Quelques minutes plus tard, l'« enfant » a une facture urgente à régler et ne peut pas appeler. Votre mère fait le virement. Votre frère, lui, n'a jamais changé de téléphone.

Ce scénario, la police fédérale, Safeonweb et Febelfin le décrivent depuis des années, et il circule toujours. Deux autres arnaques sont tout aussi répandues : le faux SMS de livraison et le faux appel de la banque. Les escrocs ne visent pas que les aînés, mais les autorités belges constatent qu'ils ciblent souvent les personnes âgées, plus seules face à un message ou un appel qui met la pression. Ce guide s'adresse aux enfants et aux proches qui veulent protéger un parent sans l'infantiliser.

L'essentiel à retenir

  • Un proche vous écrit d'un nouveau numéro et demande de l'argent : ne payez rien avant de l'avoir eu en ligne sur son ancien numéro ou de vive voix.
  • bpost ne demande jamais de payer pendant la livraison d'un colis envoyé depuis l'Union européenne, ni de communiquer des données personnelles par SMS ou e-mail.
  • Une vraie banque ne demande jamais vos codes ni un virement pour « sécuriser » votre argent, et n'envoie jamais personne chercher votre carte à domicile.
  • Au moindre doute, raccrochez et rappelez vous-même la banque ou le proche, avec un numéro que vous connaissez déjà.
  • Si l'argent est parti : appelez tout de suite la ligne fraude de la banque ou le 078 170 170 (Fraudstop, même numéro que Card Stop), puis portez plainte à la police. Chaque minute compte.

Les arnaques en Belgique : des montants en forte hausse

Les chiffres publiés en 2026 montrent une forte hausse. Ils ne sont pas ventilés par âge : aucune statistique officielle belge ne dit combien de victimes ont plus de 65 ans. Mais ils donnent l'ampleur du phénomène.

93 M€

soutirés par phishing en Belgique en 2025, contre 49 millions en 2024

Febelfin

3,6 millions

de messages suspects signalés au premier trimestre 2026, plus de 40 000 par jour

Centre pour la Cybersécurité Belgique

4 686 €

de perte moyenne par victime ayant déclaré une fraude au SPF Économie en 2025

SPF Économie

64 %

des victimes de fraude en ligne ressentent de la honte, ce qui les pousse à se taire

Febelfin

Le dernier chiffre compte autant que les montants. Une personne âgée qui s'est fait piéger peut craindre d'être jugée, ou qu'on lui retire la gestion de son argent. Elle attend avant d'en parler, alors que les premières heures sont décisives pour bloquer un paiement. Selon le SPF Économie, à peine 1 % des victimes d'une boutique en ligne frauduleuse signalent les faits.

L'arnaque au faux enfant (« Coucou maman ») sur WhatsApp ou par SMS

Safeonweb l'appelle la « fraude à la demande d'aide ». L'escroc se fait passer pour un fils, une fille ou un petit-enfant, parfois pour un ami. Il écrit par SMS, sur WhatsApp, Messenger ou par e-mail, depuis un nouveau numéro, ou depuis le vrai compte d'un proche qui a été piraté.

+32 4•• •• •• ••numéro inconnu

Coucou maman, j'ai fait tomber mon téléphone dans l'eau. C'est mon nouveau numéro, tu peux supprimer l'ancien.1

Je ne peux pas appeler, le micro ne marche plus.2

J'ai un problème un peu gênant. Ça peut rester entre nous ?3

Avec ce numéro je n'ai plus accès à mon appli bancaire et je dois payer 3 factures très vite. Je te rembourse demain.4

  1. Nouveau numéro : le scénario le plus fréquent.
  2. Impossible d'appeler : l'escroc évite que vous entendiez sa voix.
  3. Le secret : il vous isole de ceux qui pourraient vous alerter.
  4. L'urgence et l'argent : un virement, un lien de paiement ou des cartes prépayées.
Exemple reconstitué à partir des messages publiés par la police fédérale et Safeonweb.

La suite est connue : l'escroc envoie un numéro de compte ou un lien de paiement, et revient parfois les jours suivants avec de nouvelles demandes. Quand il réclame des cartes prépayées (Neosurf, PCS, Toneo, Transcash), la police fédérale prévient que les banques refusent en général de rembourser, car la transaction est vue comme volontaire. Il en va de même pour un virement que la victime a fait elle-même : une fois l'argent arrivé sur le compte de l'escroc, Safeonweb indique que la banque ne pourra plus le récupérer.

Le bon réflexe face au faux enfant

  • Ne rien payer sur la base d'un message. Rappeler l'enfant sur son ancien numéro, sur un fixe, ou passer par un autre membre de la famille.
  • Poser une question de contrôle dont la réponse ne se trouve ni dans les messages ni sur les réseaux sociaux, comme le conseille Febelfin. Par exemple : le plat de Noël chez la grand-mère.
  • Convenir d'un mot-code familial, comme le recommande la banque KBC. Si la personne qui écrit ne le connaît pas, la conversation s'arrête là.
  • Activer la vérification en deux étapes de WhatsApp sur le téléphone de votre parent et sur le vôtre, pour qu'il soit beaucoup plus difficile de s'emparer de vos comptes.

L'arnaque au faux livreur et au faux SMS de colis (bpost et autres)

Homme âgé lisant un message sur son smartphone dans l'entrée de sa maison, une silhouette visible derrière la vitre dépolie de la porte
Le faux SMS de livraison annonce un colis bloqué et quelques euros à payer. Le lien mène vers une fausse page de paiement.

Le message ressemble à une notification ordinaire : un colis attend, une adresse est incomplète, il reste « 24 heures » pour régler de petits frais, par exemple des frais de douane. Le lien ouvre une page qui imite bpost, DHL ou un autre transporteur, et demande les données de la carte bancaire. Ces quelques euros ne sont qu'un prétexte : ce que l'escroc veut, ce sont les données de la carte et les codes de confirmation.

Sur son site, bpost est clair : « Pour les envois au sein de l'UE, bpost ne vous demandera jamais de payer pendant que votre colis est en cours de livraison (ex. pour éviter des frais supplémentaires), ou de fournir des informations personnelles par e-mail ou SMS. » bpost ajoute qu'il ne menace jamais d'envoyer un huissier si vous ne payez pas.

Il existe une nuance pour les colis venant de l'extérieur de l'Union européenne. Des frais d'importation sont parfois réellement dus, et bpost peut inviter à les payer. Mais le paiement se fait en principe dans l'application My bpost ou via le suivi officiel Track & Trace, et jamais par virement. Le bon réflexe est donc le même dans tous les cas : ne pas cliquer sur le lien du message, et vérifier en ouvrant soi-même l'application ou le site du transporteur.

Le faux livreur peut aussi sonner à la porte. Dans une variante de l'arnaque au faux banquier, un « coursier » vient chercher la carte bancaire et le lecteur de carte de la victime, sous prétexte de les protéger. Ce scénario est détaillé dans la section suivante.

L'arnaque au faux banquier, au téléphone ou à domicile

Le téléphone sonne. Le numéro affiché est belge, parfois celui de la vraie banque : les escrocs savent le falsifier, une technique appelée spoofing. La personne au bout du fil se présente comme le « service fraude », connaît le nom de votre parent, parfois quelques chiffres de son compte. Elle annonce une opération suspecte, par exemple un retrait depuis Rome, et propose de « sécuriser » l'argent tout de suite.

Homme âgé au téléphone dans son fauteuil, sa fille posant la main sur son bras, un portefeuille, des lunettes et un bloc-notes sur la table basse
Un proche présent au moment de l'appel peut aider à raccrocher et à rappeler la banque au numéro inscrit sur la carte.

Selon Febelfin, la fédération du secteur bancaire, un vrai employé de banque ne vous demandera jamais de :

  • communiquer votre code PIN ou un code de votre lecteur de carte ;
  • faire un virement pour « mettre votre argent en sécurité » ;
  • installer un logiciel qui permet de prendre le contrôle de votre ordinateur ou de votre téléphone ;
  • ouvrir l'application itsme pour approuver une opération que vous n'avez pas lancée vous-même.

Febelfin précise aussi que lorsqu'une banque détecte vraiment une fraude, le client n'a rien à faire lui-même. Et Card Stop n'appelle jamais ses clients de sa propre initiative : tout appel qui prétend venir de Card Stop est une tentative de fraude.

Quand le faux banquier envoie un coursier

La police fédérale a décrit en janvier 2025 une version plus audacieuse. Après l'appel, le faux service fraude annonce qu'un coursier, ou un faux policier, va passer. La victime doit préparer sa carte et son digipass dans une enveloppe, parfois avec un code à donner au livreur. La police comptait une quinzaine de faits dans le grand Liège depuis septembre 2024 ; dans la zone Seraing-Neupré, les préjudices allaient de 7 000 à plus de 20 000 euros. Des cas ont aussi été signalés à Bruxelles et en Flandre.

Le message de la police est sans ambiguïté : aucun collaborateur d'une banque ne se déplace à domicile pour réclamer des informations secrètes, et aucun coursier ni policier n'est envoyé pour récupérer une carte. En cas de doute sur une personne qui se présente comme policier, appelez le 101 pour vérifier.

Les autres arnaques qui visent les aînés

Faux policier, faux agent à domicile

Un faux agent de l'eau, du gaz ou un faux jardinier détourne l'attention pendant qu'un complice fouille, ou de faux policiers viennent « vérifier » les bijoux. Les vrais policiers ne demandent jamais vos codes, ni votre argent liquide.

Faux technicien informatique

Un appel ou un message « de Microsoft » signale un virus et fait installer un logiciel comme AnyDesk ou TeamViewer. L'escroc prend alors la main sur l'ordinateur et l'application bancaire.

Arnaque sentimentale

Une relation naît sur les réseaux sociaux, parfois avec une fausse célébrité. Fin 2025, Sudinfo racontait le cas d'une septuagénaire de la région du Centre qui avait versé plus de 7 000 euros à un faux Pierre Garnier.

Faux placements sur WhatsApp

De faux groupes d'« experts en bourse » promettent des gains rapides. Pour ce type de fraude, la FSMA a relevé une perte moyenne de 73 000 euros par victime au second semestre 2025.

Les signes qu'un parent est peut-être victime d'une arnaque

Les victimes en parlent rarement d'elles-mêmes. Certains changements doivent vous alerter :

  • votre parent devient tendu ou secret dès que son téléphone sonne, ou passe de longs moments au téléphone avec quelqu'un que vous ne connaissez pas ;
  • il évoque un nouvel « ami » rencontré en ligne, un placement prometteur, ou une démarche « confidentielle » avec sa banque ;
  • des retraits ou des virements inhabituels apparaissent, ou il vous demande de l'argent sans explication claire ;
  • il a acheté des cartes prépayées, ou reçoit des colis et des courriers qu'il ne sait pas expliquer ;
  • il s'isole, renonce à des dépenses habituelles, ou ne paie plus certaines factures.

Le SPF Économie a une formule qui résume bien le piège : si l'on vous demande d'être discret, faites exactement l'inverse et parlez-en avec votre famille ou vos proches. Quand l'argent d'une personne âgée est détourné par quelqu'un de son entourage, on parle d'abus financier, une forme de maltraitance. Notre guide sur la maltraitance des personnes âgées explique comment le reconnaître et qui contacter.

Comment protéger un parent âgé, sans l'infantiliser

Femme d'une cinquantaine d'années montrant à son père âgé l'écran de son smartphone, assis ensemble sur un canapé dans un salon chaleureux
En parler calmement, avec des exemples concrets, prépare votre parent à reconnaître un message suspect.

La meilleure protection reste la conversation. Montrez à votre parent un vrai exemple de message frauduleux, expliquez-lui que des personnes très attentives se font piéger, et dites-lui clairement qu'il pourra vous appeler à n'importe quelle heure, sans craindre de reproche. Quelques mesures pratiques complètent ce dialogue.

  1. Afficher les bons numéros près du téléphone : celui de la banque (inscrit au dos de la carte), le 078 170 170, le vôtre. Pour rappeler, votre parent utilise ces numéros-là, jamais celui donné par l'appelant.
  2. Abaisser la limite de virement de son compte. Vous pouvez déjà le demander à sa banque. Dans son plan d'action de juillet 2026, Febelfin annonce que les banques ramèneront le plafond standard des virements à 5 000 euros par jour au maximum (objectif début 2027), et qu'une hausse demandée en ligne ne prendra effet qu'après au moins 4 heures (objectif fin 2026).
  3. Lui expliquer la vérification du nom : depuis le 9 octobre 2025, la banque vérifie que le nom du bénéficiaire correspond au numéro de compte et affiche un avertissement en cas de différence. Si ce message apparaît, il faut s'arrêter. Mais ce contrôle ne protège pas d'un virement que votre parent valide lui-même en connaissance de cause.
  4. Sécuriser son smartphone : vérification en deux étapes sur WhatsApp, pas d'applications installées à la demande d'un inconnu, et la règle de ne jamais confirmer dans itsme une opération qu'il n'a pas lancée.
  5. Profiter des séances d'information gratuites que Febelfin organise sur demande, notamment pour les aînés, sur la sécurité de la banque en ligne ([email protected]).

Les numéros à garder près du téléphone

078 170 170

Fraudstop et Card Stop, 24 h/24 : signaler une fraude, faire bloquer une carte et les paiements

Votre banque

Ligne fraude au dos de la carte ou dans l'application

101

Police, pour vérifier un « policier » ou signaler un fait

112

Urgence, si quelqu'un est chez vous ou devant la porte

Votre parent s'est fait arnaquer : que faire, dans l'ordre

Si votre parent a donné ses codes, validé une opération ou fait un virement, agissez sans attendre. Selon Febelfin, les banques ont détecté, bloqué ou récupéré 75 % des virements frauduleux liés au phishing en 2024. Plus l'alerte est donnée tôt, plus un blocage reste possible.

  1. Immédiatement

    Couper le contact avec l'escroc. Appeler la ligne fraude de la banque, ou le 078 170 170 : c'est le numéro de Card Stop et, depuis le 22 juin 2026, de Fraudstop, le point de contact unique des banques pour signaler une fraude en ligne et faire bloquer les paiements. Demandez explicitement de bloquer la carte et l'accès à la banque en ligne pour cause de fraude. Febelfin publie la liste des lignes fraude de chaque banque.

  2. Dans l'heure

    Rassembler les preuves : captures d'écran des messages, numéro de l'appelant, heure des appels, références des virements. Ne rien effacer.

  3. Le jour même

    Porter plainte au commissariat, de préférence celui de la zone du domicile, et transmettre une copie du procès-verbal à la banque. La police fédérale conseille de se rendre au commissariat plutôt que d'utiliser Police on Web, pour que les premières mesures soient prises rapidement.

  4. Ensuite

    Signaler les faits : message suspect à [email protected], fraude au Point de contact du SPF Économie, faux placement à la FSMA. Même une simple tentative mérite d'être signalée : rassembler les plaintes aide la police à remonter jusqu'aux auteurs.

La banque va-t-elle rembourser ?

Tout dépend de ce qui s'est passé. Si votre parent n'a pas autorisé l'opération, par exemple parce que ses données de carte ont été volées et utilisées à son insu, la loi prévoit en principe que la banque rembourse. Le SPF Économie précise deux conditions : qu'il n'y ait pas de négligence grave, comme le fait de communiquer son code PIN par téléphone, et que la carte ait été bloquée immédiatement. Si la banque refuse d'indemniser, elle doit communiquer sa décision par écrit au SPF Économie.

Le cas le plus difficile est celui où la victime a elle-même fait le virement ou validé l'opération, comme dans l'arnaque au faux enfant. La banque voit alors une transaction qui semble approuvée par son client. Parmi les dossiers de fraude en ligne soumis à l'Ombudsfin, moins de 4 sur 10 aboutissent à une indemnisation, selon Test-Achats (août 2025).

Une décision récente va toutefois dans l'autre sens. Le 26 mai 2026, selon L'Echo, un juge anversois a ordonné à une banque de rembourser d'abord un couple de 90 et 93 ans, manipulé au téléphone par de faux employés de banque, avant toute discussion sur les responsabilités. C'est une décision isolée, qui ne fait pas jurisprudence. Si la banque refuse votre plainte écrite, vous pouvez ensuite saisir gratuitement l'Ombudsfin, le service de médiation du secteur financier.

Quand les arnaques révèlent une fragilité plus large

Tout le monde peut se faire piéger, y compris des personnes jeunes et très prudentes. Mais quand un parent tombe plusieurs fois dans le même piège, oublie qu'il a déjà payé, ou ne comprend plus les explications qu'on lui donne, la question dépasse les arnaques. Ce peut être le signe d'un déclin cognitif débutant ou d'une maladie d'Alzheimer, et justifie d'en parler à son médecin traitant.

Le droit belge prévoit deux outils pour protéger l'argent d'une personne qui devient vulnérable :

  • le mandat de protection extrajudiciaire, conclu chez le notaire ou par écrit, puis enregistré au registre central, tant que la personne est encore capable de décider. Elle y désigne une personne de confiance qui gérera ses affaires le jour où elle ne le pourra plus. Plus de 138 000 mandats ont été conclus en Belgique en 2025, selon la Fédération du notariat ;
  • l'administration de biens, décidée par le juge de paix lorsque la personne n'est plus en état de gérer son patrimoine. La famille peut en faire la demande, avec un certificat médical circonstancié. Notre guide sur l'entrée en maison de repos d'un proche désorienté explique le rôle de l'administrateur.

Si vous soupçonnez un abus financier ou si la situation vous dépasse, deux services d'écoute gratuits peuvent vous conseiller : Respect Seniors en Wallonie, au 0800 30 330, et Écoute Seniors à Bruxelles, au 02 223 13 43.

Enfin, les arnaques à répétition s'ajoutent parfois à d'autres signaux, comme des factures oubliées, un frigo vide ou des chutes. Notre article sur les signes qu'une personne âgée ne peut plus vivre seule aide à faire le point, et notre questionnaire d'évaluation donne une première indication en quelques minutes. Si vous assumez seul cette vigilance au quotidien, pensez aussi à vous : voir notre page de soutien aux aidants proches.

Si vous souhaitez être accompagné

Quand un parent devient vulnérable, se pose souvent la question d'un cadre plus sécurisant : aide à domicile renforcée, résidence-services ou maison de repos. Décrivez-nous sa situation en quelques étapes : un conseiller vous rappelle pour l'écouter, puis vous propose des solutions adaptées à ses besoins, dans votre région.

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Nos sources

Ces informations sont générales et ne remplacent pas l'avis de votre banque, de la police ou d'un juriste. Les modes opératoires évoluent vite : en cas de doute, la règle reste de raccrocher et de rappeler soi-même.

Questions fréquentes

Comment reconnaître l'arnaque « Coucou maman » sur WhatsApp ?

Le message vient d'un numéro inconnu et se présente comme un enfant ou un petit-enfant qui a « changé de téléphone ». La personne ne peut pas appeler, demande de garder le secret, puis réclame de l'argent en urgence pour une facture. Avant tout paiement, rappelez votre enfant sur son ancien numéro ou passez par un autre membre de la famille.

Ma banque peut-elle m'appeler pour me signaler une fraude ?

Oui, mais un vrai employé de banque ne vous demandera jamais vos codes, un virement pour « sécuriser » votre argent, l'installation d'un logiciel ou une validation dans itsme. Selon Febelfin, quand une banque détecte une fraude, le client n'a rien à faire lui-même. Au moindre doute, raccrochez et rappelez la banque au numéro inscrit sur votre carte.

Mon père a donné ses codes bancaires au téléphone : que faire ?

Appelez immédiatement la ligne fraude de sa banque ou le 078 170 170, numéro de Card Stop et de Fraudstop, et demandez de bloquer la carte, les paiements et l'accès à la banque en ligne. Gardez les preuves, puis portez plainte au commissariat et transmettez une copie de la plainte à la banque. Plus vous agissez vite, plus les chances de bloquer les paiements sont grandes.

Qu'est-ce que Fraudstop ?

Fraudstop est le point de contact unique lancé par le secteur bancaire belge le 22 juin 2026 pour les victimes de fraude en ligne. Il est joignable 24 h/24 et 7 j/7 au 078 170 170, le même numéro que Card Stop, et permet de signaler une fraude et de faire bloquer les paiements par sa banque. Vous pouvez aussi toujours appeler directement la ligne fraude de votre banque.

La banque rembourse-t-elle les victimes d'arnaque ?

Pour une opération que la victime n'a pas autorisée, la loi prévoit en principe un remboursement, sauf négligence grave et à condition d'avoir bloqué la carte immédiatement. Quand la victime a elle-même fait le virement, comme dans l'arnaque au faux enfant, le remboursement est beaucoup plus difficile. Si la banque rejette votre plainte écrite, l'Ombudsfin peut être saisi gratuitement.

bpost peut-il demander de payer des frais par SMS ?

Pour un colis envoyé depuis l'Union européenne, bpost ne demande jamais de payer pendant la livraison ni de fournir des données personnelles par SMS ou e-mail. Pour un colis venant de l'extérieur de l'Union, des frais d'importation peuvent être dus : ils se paient en principe dans l'application My bpost ou via le suivi officiel, jamais par virement. Par prudence, ne passez pas par le lien reçu : ouvrez vous-même l'application My bpost ou le site de bpost.

Où signaler un SMS ou un e-mail suspect en Belgique ?

Transférez le message à [email protected], ou envoyez une capture d'écran pour un SMS. Les fraudes peuvent aussi être signalées au Point de contact du SPF Économie, et les faux placements à la FSMA. Si de l'argent a été perdu, portez plainte à la police.

Comment protéger un parent âgé qui se fait arnaquer plusieurs fois ?

Parlez-en sans le juger, abaissez avec lui la limite de paiement de son compte et affichez les bons numéros près du téléphone. Si les arnaques se répètent ou s'accompagnent d'oublis, consultez son médecin traitant. Un mandat de protection chez le notaire, ou une administration de biens décidée par le juge de paix, peut protéger son argent quand il n'est plus en mesure de le gérer seul.

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