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Maladie d’Alzheimer chez la personne âgée : symptômes, causes, prise en charge

Unité Alzheimer en maison de repos en Belgique : soignante accompagnant une résidente lors d’un atelier mémoire.
Unité protégée, repères visuels et activités de réminiscence.

L’Alzheimer est une maladie neurodégénérative progressive : elle atteint d’abord la mémoire récente, puis l’orientation, le langage et le jugement. Mon objectif : vous aider à reconnaître tôt les signes, sécuriser l’environnement et organiser une prise en charge qui préserve l’autonomie et la dignité.

Trouvez une maison adaptée (service gratuit)

Décrivez la situation médicale, l’autonomie et la région souhaitée : nous identifions 2–3 établissements adaptés et organisons les premiers contacts.

Important : ces informations complètent l’avis médical. En cas d’urgence, appelez le 112.

Symptômes et premiers signes

  • Oublis gênant le quotidien (rendez-vous, objets posés, répétitions), perte du fil d’une conversation.
  • Désorientation temporelle (date/heure/saison) puis spatiale (se perdre sur un trajet habituel).
  • Langage : mots « sur le bout de la langue », difficulté à nommer, appauvrissement des phrases.
  • Fonctions exécutives : organisation, gestion des papiers/finances, cuisine… deviennent difficiles.
  • Comportement : apathie, irritabilité, anxiété, inversion du rythme veille-sommeil.
  • Perte d’autonomie progressive dans les activités instrumentales puis basiques (toilette, habillage).

Causes & évolution (ce qu’il faut retenir)

La maladie résulte d’une accumulation de protéines anormales (amyloïde puis tau) qui endommagent les neurones, d’abord dans l’hippocampe (mémoire), puis dans d’autres régions. L’évolution est lente (années), variable d’une personne à l’autre ; l’anticipation (aménagements, aides, projet de soins) fait gagner en qualité de vie.

Diagnostic (par étapes simples)

  • Entretien + échelle cognitive (MoCA/MMSE) et bilan gériatrique (humeur, nutrition, chutes, iatrogénie).
  • Biologie + imagerie (IRM cérébrale) pour écarter d’autres causes réversibles ou mixtes.
  • Annonce & projet : adaptation du quotidien, planification des aides, désignation d’une personne de confiance.

Traitements & accompagnement

Prise en charge médicale

  • Médicaments : inhibiteurs de l’acétylcholinestérase (formes légères/modérées) ou mémantine (modérées/sévères) selon indication.
  • Iatrogénie : limiter benzodiazépines/sédatifs, anticholinergiques ; schéma simple + pilulier.
  • Comorbidités : sommeil, douleur, dépression, vision/audition — à traiter activement.

Approches non médicamenteuses (essentielles)

  • Stimulation cognitive : ateliers mémoire, lecture guidée, activités signifiantes.
  • Repères visuels : horloge/calendrier visibles, pictogrammes sur les portes, routine structurée.
  • Mobilisation douce : marche quotidienne, prévention des chutes, kinésithérapie si besoin.
  • Relationnel : Validation, Humanitude, musicothérapie, jardin thérapeutique.

Vivre avec Alzheimer : ce qui aide vraiment

  • Sécurité : éclairage homogène, supprimer les seuils/tapis, barres d’appui, plaque d’induction, alarme porte si errance.
  • Alimentation & hydratation : repas simples et protéinés, collations, boisson à portée ; surveiller poids/IMC.
  • Sommeil : lumière naturelle le matin, activité douce en journée, limiter siestes longues et écrans le soir.
  • Vie sociale : visites courtes et régulières, photos légendées, carnet de souvenirs, sorties adaptées.

Quand envisager une maison de repos/MRS ?

  • Signes d’alerte : chutes répétées, dénutrition, agitation nocturne, errance/fugue, épuisement de l’aidant.
  • Critères de choix : unité protégée non enfermante, personnel formé (Alzheimer/Humanitude), kiné/ergo/logo, jardin sécurisé, projet personnalisé avec objectifs réévalués, implication des familles.

Conseils concrets pour les proches

  • Parler lentement, phrases courtes, une consigne à la fois ; laisser le temps à la réponse.
  • Éviter la confrontation : reformuler, valider l’émotion, proposer une activité apaisante.
  • Valoriser les réussites (même petites) ; préserver les habitudes qui font sens.
  • Prévenir l’épuisement : relais familiaux, aide à domicile, accueil de jour, séjours de répit.
  • Droits & aides : mutuelle/INAMI, allocations, aides régionales — se faire accompagner.

Sources officielles (Belgique)

FAQ

Quels sont les premiers signes évocateurs ?

Oublis gênant la vie quotidienne, désorientation, difficulté à trouver ses mots, changements d’humeur. Un bilan mémoire s’impose.

Peut-on ralentir l’évolution ?

On ne guérit pas la maladie, mais un diagnostic précoce, un environnement structuré, des activités régulières et des traitements adaptés réduisent l’impact fonctionnel.

Quand passer en MRS ?

Quand la sécurité n’est plus assurée à domicile (errance, chutes, dénutrition) ou en cas d’épuisement majeur de l’aidant. Choisir une unité protégée avec équipe formée.

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